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Titre :
initiative pour des avions plus 'propres'
21.06.2007
L'UE et le privé lancent une initiative pour des avions plus 'propres'
L'UE a lancé un partenariat public-privé d'une valeur d'1,6 milliards d'euros dans le domaine de la recherche afin d'aider le secteur du transport aérien à améliorer la technologie de leurs appareils tout en protégeant l'environnement.L'initiative technologique commune 'Clean Sky' ("ciel propre") lancée par le commissaire à la recherche Janez Potocnik et présentée le 20 juin 2007 au Salon aéronautique du Bourget (France) est un programme de recherche de sept ans visant à réduire les émissions de CO2 d'environ 40 %, les émissions de NOx de 60 % et le bruit de 50 % d'ici 2015.
Cette tentative illustre les efforts de l'UE pour réduire la pollution de l'air croissante due au développement rapide du secteur aérien et s'inscrit dans une approche à trois piliers, qui inclut la proposition controversée visant à inclure les compagnies aériennes dans le sytème européen d'échange des quotas d'émission.
Elle constitue l'une des six initiatives technologiques communes élaborées par la Commission dans le cadre de son 7ème programme cadre pour la recherche qui vise à éviter la fragmentation des efforts de recherche et à stimuler à grande échelle l'investissement dans les domaines de la recherche stratégique.
L'UE et le secteur privé contribueront à parts égales au financement de l'initiative Clean Sky, qui se concentrera sur six projets spécifiques, notamment la conception de moteurs respectueux de l'environnement, l'adaptation des technologie de voilure pour améliorer l'efficacité énergétiques des appareils et le développement de matériaux plus légers. L'UE espère que ces mesures aideront les constructeurs européens à mieux se positionner dans la course mondiale à la construction d'appareils les plus écologiques.
Le commissaire Potocnik a déclaré : "L'UE ne fait pas que parler de la lutte contre le changement climatique. Elle effectue aussi les investissements nécessaires en matière de développement technologique. Cette initiative tirera le meilleur parti des ressources publiques et privées pour développer des avions plus propres et plus silencieux, avec des retombées positives dans de nombreux autres domaines scientifiques, notamment les matériaux, les simulations numériques et la gestion de l'énergie".
Cette initiative a été bien accueillie par les compagnies aériennes, qui ont tout de même vivement recommandé aux gouvernements européens de porter davantage leur attention sur le troisième pilier de la stratégie européenne, à savoir limiter l'impact du secteur aérien sur l'environnement - en créant un "ciel unique européen".
Selon l'association des compagnies aériennes européennes, alors que les compagnies européennes sont parvenues à limiter leurs émissions de GES grâce à des avancées technologiques, 12% de leurs émissions restent inutilement provoquées par des infrastructures inadaptées.
Le secrétaire général de l'association des compagnies aériennes européennes, Ulrich Schulte-Strathaus, a indiqué : "Alors que l'UE cherche à intégrer le secteur aérien dans le système européen d'échange des quotas d'émission, nous sommes confrontés à la perspective de devoir acheter des permis de survol pour attendre l'autorisation d'atterrissage ou pour passer en zig-zag d'un couloir aérien à un autre".
Selon lui, le "ciel unique" profiterait à l'environnement, réduirait les coûts pour les compagnies aériennes et les délais d'attente des passagers : "Techniquement, le projet est réalisable. Par sa nature même, le concept de ciel unique exige que les Etats membres renoncent à leur souveraineté sur leur espace aérien et qu'ils coopèrent au sein d'un système unique".
source : http://www.fedre.org
http://www.fedre.org
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